bandeau
< retour accueil

Espace culturel

Nous avons écouté pour vous…

Zao l’Africain est né au milieu des années 1950 du côté de Brazzaville au Congo. A l’heure où l’Afrique s’ouvre timidement vers l’occident où parler ouvertement de politique est très tabou,  cet auteur compositeur, chanteur humoriste et boute en train arrive à mettre en évidence à travers sa musique, les maux et les problèmes de son propre continent. Dans les années 1980 alors que toute l’Afrique danse au son du Soukouss et du Kwassa-Kwassa il réussi à travers le rire et l'ironie à se faire une place avec ses messages politisés profondément enracinés dans son époque et qui sont sans nul doute la clef de son immense succès planétaire avec un titre culte ANCIEN COMBATTANT qui le révèlera vraiment aux yeux du grand public toutes générations et toutes cultures confondues.
En 1988 c’est MOUSTIQUE qui fait rire et danser toutes les tendances et toutes les générations dans les boîtes de nuits en Afrique. 
C’est ce titre que nous vous proposons d’écouter parmi d'autres, les paroles de Zao étant un pur moment de bonheur et de détente à consommer sans modération. http://www.youtube.com/watch?v=Nns7xv3BZq0

 


 

Nous avons goûté pour vous....

POULET AU CITRON OU YASSA
Ingrédients pour 4 personnes :
• 200 grammes de riz et/ou bananes plantains
• 1 poulet
• 1 verre (environ 20 cl) de jus de citron vert
• Le zeste d’un citron vert
• 8 oignons moyens
• 2 brins de thym, 2 feuilles de laurier
• Huile, sel, poivre, piment (facultatif)

1. Découper le poulet en morceaux. Dans un récipient faire macérer les morceaux de poulets dans le jus de citron pendant 2 heures. Les retourner de temps en temps afin que la chair soit bien imprégnée.
2. Egoutter les morceaux de poulets et réserver la marinade. Faire revenir les morceaux dans une poêle à feu moyen et bien les dorer. Pendant ce temps émincer les oignons.
3. Dans une sauteuse contenant l’huile, faire dorer légèrement les oignons, saler et poivrer y ajouter thym, laurier, le zeste et la marinade.
4. Au premier frémissement déposer les morceaux de poulets bien dorés sur le lit d’oignons. Laisser mijoter à couvert pendant 15 minutes à feu doux.
Le yassa se sert dans un plat entouré de ses oignons et accompagné de riz blanc ou de bananes plantains frites appelées (Aloco)

 

BANANES PLANTAINS FRITES

• 1 kilo pour 4 personnes
• 1 bain de friture


1. Eplucher et couper les bananes en biais.
2. Les plonger dans la friture bien chaude les retourner de temps en temps pour quelle puisse dorer sur les deux faces. Attention la cuisson est rapide.
3. Egoutter sur un papier absorbant et servir aussitôt.

 

BAVAROIS A LA MANGUE
Ingrédients :
800 gr de chair de mangue mûre
300 gr de sucre en poudre
2 sachets de sucre vanillé
3 feuilles de gélatine
40 cl de crème fraîche
Le jus d’un citron

Préparation :
Mixer la chair de la mangue avec le jus de citron.
Dissoudre les sucres dans un peu d’eau, faire bouillir quelques minutes puis retirer du feu.
Préparer la gélatine et l’incorporer au sirop chaud.
Y ajouter la purée de mangue.
Fouetter la crème fraîche jusqu’à ce qu’elle soit très ferme et l’incorporer délicatement à la purée.
Huiler légèrement un moule, y verser la préparation et laisser prendre au réfrigérateur.
Pour démouler il suffit de tremper le moule quelques instants dans l’eau chaude.
Servir avec une salade de fruits et de la crème Chantilly.

 

KEDJENOU DE PINTADE (recette ivoirienne )
Ingrédients :
1 pintade (ou 1 poulet)
2 aubergines
3 belles tomates
2 courgettes
1 bel oignon, 2 gousses d’ail
2 petits piments verts
Sel, poivre, thym, laurier
1 pincée de gingembre en poudre

Préparation :
Mettre la volaille découpée en morceaux au fond d’une cocotte minute.
Couper l’oignon en rondelles, hacher l’ail, éplucher les légumes et les couper en petits morceaux. Les ajouter à la volaille et terminer par les tomates écrasées à la main.
Saler et poivrer, ajouter le thym et le laurier, mélanger le tout à la cuiller sans ajout d’eau ou de matière grasse.
A la mise en route du sifflet, remuer la cocotte en faisant tournoyer son contenu pendant 5 secondes sans ouvrir et renouveler cette opération toutes les 5 minutes en poursuivant la cuisson à feu doux.
Pour le temps de cuisson, suivez le guide de votre type de cocotte minute (entre 15 et 20 minutes en général).
Servir avec de l’attiekey (couscous de manioc), des ignames bouillis ou du riz.
Le mot kedjenou signifie remuer dedans.

 

 

 

BON APPETIT et à bientôt pour une autre recette

 

 

Nous avons lu pour vous…

Pour les amateurs de littérature africaine et de beaux livres, nous vous conseillons «Contes Africains» un livre paru chez Gründ en 2006 qui retrace tout au long de plus de 500 pages, 30 contes tels que : le coq merveilleux, le rollier et l’okapi, l’éléphant mélancolique, le scarabée du roi, la corbeille aux arachides, la petite gazelle… de purs moments de bonheur et d’évasion.
 
Ce livre imprimé dans une qualité de papier supérieure avec une reliure cartonnée est illustré d’animaux et de personnages qui enchantent aux fils des pages, petits et grands durant toute la lecture. (14,20 € sur Amazon.fr).

 

 

 

 

Nous avons visionné pour vous…

Un film de Jean Rouch* ethnographe et réalisateur 1917-2004
Petit à petit  (1971) 92 minutes couleurs

Les pérégrinations de Damouré, patron d’une société d'import-export Petit à petit qui rêve de construire un building dans son village Ayorou au bord du fleuve Niger. Ce dernier devra être plus grand et plus haut que ceux de la capitale Niamey qui s’y construit. Il part alors à Paris pour voir comment vivent les gens dans ces maisons à étages. Les lettres envoyées régulièrement à ses compagnons restés au Niger font penser à ces derniers qu’il est devenu fou. Lam le rejoint à Paris pour se rendre compte sur place et le retour au pays fut tout autre… Un film très drôle ou deux civilisations que tout oppose, se rencontrent.
Vendu en coffret de 4 DVD, environ 42€ chez Amazon.

 

*http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rouch

 

imagine

Nous avons écrit pour vous...

J'imagine

Je ne me suis jamais rendue en Afrique noire et encore moins dans le petit village de Dantiandou Tégui auprès duquel je me suis engagée dans une démarche d’approche de développement participatif depuis 2008.
Alors voici le fruit de mon imagination :

j’imagine que l’Afrique c’est très loin, quelques heures d’avion doivent être nécessaires pour y arriver,
j’imagine qu’il y fait très, très chaud,

• j’imagine des enfants rieurs, aux grands yeux noirs, gambadant partout,

• j’imagine des huttes de paille, des animaux domestiques aux alentours et beaucoup de poussière,

• j’imagine aussi l’école, avec ses élèves bien disciplinés devant l’énorme tableau noir,

• j’imagine le trafic des pirogues sur le fleuve et les pêcheurs se débattant avec leurs grands filets.


Mais ce que je n’imagine pas,

• ce sont ces mêmes enfants qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école,

• je n’imagine pas les écoliers qui, plutôt que d’aller à l’école, sont sollicités par leurs parents pour les aider aux travaux dans les champs,

• je n’imagine pas les femmes qui se lèvent tôt pour effectuer les corvées d’eau et qui pilent le mil pendant des heures jusqu’à la tombée de la nuit,

• je n’imagine pas les élèves qui ne possèdent qu’un seul livre de classe pour 40,

• je ne les imagine pas entassés dans une classe paillote, sous une chaleur écrasante,

• je n’imagine pas les enfants qui n’ont pas les moyens de faire leurs devoirs le soir par manque d’électricité,

• je n’imagine pas non plus la période de soudure (période durant laquelle les anciennes récoltes sont consommées et les nouvelles pas encore arrivées à maturité),

• je n’imagine pas les habitants du village consommer le son du mil pour survivre,

et je n’imagine surtout pas que des gens meurent de faim !


Malgré tout, je n’imaginerai jamais les rêves qui peuplent l’esprit de nos villageois !


Voilà la raison pour laquelle je me suis engagée sans regret dans cette action et, que j’appelle tout le monde à réfléchir sur nos conditions de vie tellement agréables que nous en arrivons à être capricieux et toujours plus exigeants !

Après réflexion, si vous êtes convaincus, n’hésitez pas à nous rejoindre nombreux. Ils ont besoin de vous.


Yvonne

 

 

croix

Nous avons cherché pour vous...

L’artisanat touareg - La croix d’Agadez

Lors de nos différentes manifestations, on me pose souvent la question de savoir quelle est la signification des bijoux touareg que nous présentons. J’ai pensé qu’il serait bon de vous donner quelques informations à ce sujet et je vous propose de commencer par le bijou le plus célèbre, la croix d’Agadez.

Il existe officiellement 21 croix* différentes associées à 21 villes, villages ou tribus du Niger. Chacune porte un nom de lieu : Croix d’Agadez, d’Iférouane, de Tahoua, d’In Gall.…

 

Une des spécificités de l’artisanat touareg, est la fabrication de bijoux en argent qui se perpétue depuis de nombreuses années. Jadis ils étaient fabriqués avec des pièces de monnaies autrichiennes.

Les bijoux en argent font partie du patrimoine de chaque famille touarègue et ont une valeur symbolique, mais aussi bien réelle servant parfois de monnaie d’échange. Chaque bijou est un message qui porte un symbole et évoque différentes anecdotes.

 

La dénomination “croix”, attribuée par les Européens, est arbitraire et n’a pas d’équivalent en tamachek. Les Touaregs regroupent ces bijoux sous le terme teneghelt qui évoque le procédé de fabrication.

La croix d’Agadez qui est aussi connue sous le nom de la croix du Sud ou encore Iferwan et possède un rôle spécial.

Jadis portée exclusivement par les hommes, elle était remise par un père à son fils au moment de la puberté. Elle représente le sexe masculin, le pommeau de la selle du chameau, les 4 directions cardinales, la partie portant l’anneau d’attache représente le nord. Quand il lui donnait le bijou, le père disait à son fils :

« Mon fils, je te donne les quatre directions du monde, car on ne sait où tu iras mourir ».

Ce bijou en argent est fabriqué par les artisans d’Agadez et est porté de nos jours par les hommes comme par les femmes.

 

* une 22e dédiée à Mano Dayak a été créée en 1996 peu après sa mort, enfin une 23e créée en 2004 et dédiée à l’Inzad, un instrument de musique sous forme de vièle monocorde en hommage aux femmes touarègues qui sont les seules à en jouer.


Elisabeth